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Expériences mystiques d'une simple mortelleExpériences mystiques d'une simple mortelle

EXPÉRIENCES MYSTIQUES D'UNE

SIMPLE MORTELLE...

Je suis née en 1948 à La Patrie, petit village situé à neuf miles des lignes américaines, sur une ferme faisant face à la majestueuse chaîne de montagnes Les Appalaches. Septième enfant d'une famille de dix, je me suis mariée à l'âge de vingt ans. Je suis mère de deux enfants et grand-mère de huit petits-enfants. Décidant un jour de voir ce qu'il y avait de l'autre côté de la montagne et de prendre mon destin en main dans l'espoir de changer ma vie, j'ai divorcé en 1982.

Vous suivrez dans "Expériences mystiques d'une simple mortelle", les péripéties d'une québécoise qui a habité pendant presque cinq ans dans les Caraïbes. Éloignée des moyens de communication essentiels et souvent isolée, j'ai appris à développer ma force intérieure et à vivre dans le moment présent. J'y ai rencontré des êtres qui ont fait une différence dans ma vie de femme, et j'ai appris à me sortir de situations difficiles.

Tout en lisant ces faits vécus qui vous tiendront éveillé, vous apprendrez entre-autre que par mon intuition, j'ai sauvé la vie de ma mère et celle de ma soeur ainée en l'espace d'un mois.

Bonne lecture!

 

Nicole Forget

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UNE ANECDOTE DU LIVRE

PARMI TANT D'AUTRES...

Décidant de prendre de l’expérience en vente directe, je travaillai sur la route comme représentante en lunettes à la mode pour une entreprise du nom d’Argus Fashion. Je devais couvrir le territoire du Grand Montréal Métropolitain, le Saguenay, la Mauricie et le Lac-Saint-Jean.

Je prenais la route même durant les pires tempêtes de neige, puisque je ne pouvais me permettre d’annuler mes rendez-vous qui étaient planifiés à l’avance depuis plusieurs jours. Autrement, j’allais perdre plusieurs jours de travail. Une fois entre autres, cela me prit plus de sept heures pour me rendre à Roberval au Lac-Saint-Jean, quand normalement cela m’en prenait un peu plus de cinq. La neige tombait tellement épaisse et sans arrêt, qu’il n’était pas question de me garer sur le bord de la route, car on n’y voyait rien. Ma famille, très inquiète de mon départ, m’avait pourtant prié de ne pas partir ce matin-là. Ils avaient peur pour moi et dans le fond de mon coeur, cette tempête m’inquiétait aussi.

Ayant pris la route quand même, sans le vouloir, je me retrouvai à ouvrir le chemin pour les conducteurs qui suivaient derrière. Passé Québec, les choses empirèrent. Je roulais maintenant dans le fameux parc des Laurentides et me trouvais en bas d’une haute montagne, quand ma voiture effectua soudainement un tête-à-queue et glissa jusqu’au bord du précipice du côté opposé de la route. Le moteur s’éteignit. Apeurée, je regardai en haut de la côte pour y voir arriver à toute vitesse un immense poids lourd. Le souffle me manqua ! Je me ressaisis aussitôt, en priant intérieurement le Seigneur de m’aider. Je savais qu’il n’y avait pas une minute à perdre et je n’avais même pas le temps de sortir de l’auto. De toute façon, je n’aurais pu me cacher nulle part et j’aurais été frappée. Ce poids lourd allait vraiment trop vite ! Je lâchai prise et me confiai à la grâce divine.

De justesse, je réussis à redémarrer la voiture et embrayai doucement pour ne pas étouffer le moteur, étant donné l’âge avancé de l’auto. J’aboutis enfin sur le bon côté de la route, au moment même où le poids lourd passait sur mon côté gauche à toute vitesse. J’étais certaine qu’il ne m’avait même pas vue à cause de la neige épaisse qui tombait. Ouf ! Je l’avais échappé belle. Je serais morte sur le coup et lui aurait sûrement perdu le contrôle de son bolide. J’étais secouée et tremblais comme une feuille.

En y réfléchissant bien par la suite, j’ai réalisé que durant ce voyage un fait étrange s’était produit. J’avais ressenti une puissance supérieure à la mienne m’habiter, et ce n’était pas le rythme de mon coeur même s’il battait à tout rompre. À vrai dire, durant les dernières heures de ce singulier trajet, ayant les yeux grand ouverts et étant attentionnée à observer le chemin devant moi, je me rendis compte que parfois un faisceau de lumière jaune se dirigeait vers mon visage, plus particulièrement vers mes yeux, en provenance de très haut dans le ciel. Pourtant, en majeure partie, la route était noire et pas éclairée du tout. D’où provenait cette lumière ? Symboliquement, c’était comme si quelqu’un tenait une grosse lampe de poche du haut du ciel et s’évertuait à m’éclairer pour me tenir éveillée. Exténuée et cognant des clous, cette force extérieure ou cette lumière jaune me tenait alerte de par sa forte intensité. Aussi, je n’avais pas le plein contrôle du volant. Je ressentais la présence de quelqu’un qui le tenait à ma place. Peut-être était-ce l’amour et les prières des gens qui pensaient à moi qui m’apportaient cette forme de protection.

Arrivée à destination, quand je me présentai à la réception, le propriétaire du motel m’observa et comprit aussitôt la situation. Je ne pouvais même pas parler tellement j’étais épuisée. Il me dirigea aussitôt à la chambre sans me poser de questions. Je devais être aussi blanche que neige probablement. Ce voyage me fit pourtant vivre une expérience mystique inoubliable !

Nicole Forget